Une balade en taxi-be…

Le receveur me montre du doigt pour me demander sans même poser de question si je fais la balade avec lui ou non. Je fais un tout petit signe de la tête, il fait signe au chauffeur d’attendre, je traverse, m’agrippe à la portière et monte dans le taxi-be pour une balade en ville.

Le receveur continue de hurler les différents arrêts du trajet et les gens montent, montent, montent… Toutes les places assisses possibles et imaginables sont occupées dans ce taxi collectif, principal transport urbain de Tananarive. Il y a tellement de lignes, rien de plus facile pour les différencier: en plus de la petite plaque posée contre le pare-brise à l’avant du véhicule, tous les véhicules d’une même coopérative ont la même couleur. La plaque porte le numéro de la ligne (ex: 119, 133, 194) et les principaux arrêts du trajet.

On est très serré dans un taxi-be plein. Cinq personnes se serrent les unes contres les autres sur une seule rangée. Et courage si vous vous retrouvez sur la même rangée qu’une mère avec deux enfants, mais qui a payé une seule place ^^

La promiscuité inclut tous les désagréments possibles et je ne parle pas seulement des odeurs. Attention, le taxi-be ne transporte pas seulement des gens pauvres qui se lavent rarement qui ont accès à une eau potable abordable aux fontaines publiques, mais qui se lavent rarement quand même. On y retrouve aussi des gens de la classe moyenne, en général ceux qui partent au travail. Bon, quelque fois, on y a à faire à des riches en quête d’un peu de folklore pour pimenter leur vie mdr. Les taxis-be ont aussi l’habitude de rester durant de longues minutes à l’arrêt quand ils ne sont pas pleins et ils ne sont jamais pleins quand tu es pressé. Et quand deux véhicules faisant le même trajet ne sont pas pleins, ils se font la course (oui, en mettant ta vie en danger, figure-toi)

Les taxis-be n’ont pas que des points faibles. Ils ne sont pas cher du tout et pour un point fort, ça en est un et un très important pour la plupart des gens qui l’empruntent. Au moment où j’écris ce billet, le ticket coûte 300 ar (cours approximatif de l’euro 2800ar alors faites le calcul) pour tout le trajet. Ils acceptent les demi-tarifs à 200ar à ceux qui ne font que deux ou trois arrêts. D’autre part, on entend de tout et de rien dans un taxi-be. Certains receveurs sympathiques animent le trajet avec des jeux de mots, des taquineries…etc. Et C’est très utile pour oublier tous les désagréments du truc…

Quelques précautions sont à prendre pour qu’un trajet en taxi-be se déroule relativement bien:

– Faire attention au sac au moment d’entrer parce que des pickpockets peuvent être de la fête, surtout en cas de mêlée oui pratiquement les mêmes que celles des matchs de rugby

– Préférer être assis côté fenêtre, non pas pour le paysage mais pour éviter d’avoir à se lever et s’asseoir mille fois à cause du strapontin. L’internaute définit cette « chose » comment étant un « Siège d’appoint repliables que l’on retrouve dans certaines salles de spectacles et certains véhicules » Dans un taxi-be, le strapontin est un bout de planche (parfois légèrement capitonné) complètement indépendant qu’on pose entre les deux sièges de part et d’autre de l’allée.

– Préférer donner la somme exacte (300ar) parce que le receveur ne rend pas la monnaie des gros billets immédiatement et l’oubli arrive très souvent. (Ah, tu pensais que c’est au receveur de s’en souvenir ??? )

– Prier pour que les autres autres personnes de ta rangée ne soient pas légèrement enrobées mdr

Est-ce que j’aime les taxis-be ????

Ce n’est pas mon meilleur ami, mais je m’y suis faite. D’ailleurs, je ne monte pas dans un taxi-be en faisant la tête. Je préfère nettement prendre le taxi (même si je ne préfère pas le prix qu’il faut y mettre), mais le taxi-be ne m’est pas particulièrement insupportable. C’est une question d’habitude …

Publicités

5 réflexions sur “Une balade en taxi-be…

  1. Hahaha! Ici c’est pas des taxi-be mais finalement on a des situations similaires dans les bus! Les pickpockets, les passagers qui montent, montent, montent, et même s’il n’y a plus de places montent quand même! Les corpulents qui t’empêchent de passer pck qu’ils font la largeur du couloir, et les douces odeurs de transpiration, et d’haleine nauséabondes!

    J'aime

  2. J’ai vraiment adoré les taxis-be (bon d’accord, c’était seulement pendant 3 semaines, je ne sais pas si je supporterais de les prendre tous les jours, mais c’est une expérience malgache à ne pas louper!) 😉

    J'aime

  3. on a oublié un désagrément , qui arrive souvent lorsque le véhicule est plein à craquer.
    Les gens assis sur les strapontins sont obligé de se lever, d’enlever leur strapontin et souvent sortent du véhicule pour permettre le passage des personnes qui descendent à l’arret.
    Et le fameux cris du receveur , avec un débit assez incroyable, une vitesse hallucinante pour citer les différents lieux desservis. Au final on n’y comprend rien mais parce qu’on connait le numéro du véhicule; qu’on a retenu les lieux alors on monte quand même.
    Le plus désagréable c’est en temps de pluies; véhicule pleins…et quand une personne veut descendre; là t’es obligé de presser les gens tout autours pour faire un petit passage pour l’autre personne …

    J'aime

    • haha je vois qu’on a un connaisseur parmi nous 😛 Et que dis tu d’être bien installé dans le taxi-be et qu’il se met à pleuvoir. Tu es heureux d’être bien au sec et au chaud jusqu’à ce qu’une personne trempée jusqu’aux os s’installe à côté de toi hihi tout ça fait le charme du taxi-be

      J'aime

Qu'en dites vous?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s