Parlons miam miam: katsaka et saonjo (maïs et taro)

Inutile de vous rappeler à quel point les Malgaches aiment le riz. Nous mangeons également quelques autres aliments de base. Ici, le « de base » signifie qu’on en mange beaucoup et parfois à la place du riz. En effet, ce dernier étant couteux, c’est devenu un produit de luxe certaines familles. Du coup, elles consomment d’autres produits rassasiant en parallèle. Citons par exemple le manioc, les patates douces ou les deux produits dont je vous parle aujourd’hui : le maïs et le taro.

A la base, les Malgaches sont de grands travailleurs de la terre et les champs sont travaillés avec une bêche (manuellement donc) L’effort fourni est juste impressionnant. D’ailleurs, vous remarquerez qu’à la campagne, personne n’est grassouillet. Les hommes ont des muscles, des muscles et des muscles. Les femmes, quant à elles, n’ont ni bourrelet ni kilos en trop.  Breeeef!

Pour en revenir au sujet, les Malgaches étant de grands travailleurs, ils ont besoin de beaucoup manger. C’est pour cela qu’idéalement on mange du riz le matin (avant de partir aux champs), à midi et le soir. Et à 16h, on se délecte des « hani-kotrana » (qu’on traduira simplement pas gouter, mais genre gouter du titan hein 😛 ) Mais pour des familles pauvres, les hani-kotrana constituent les repas principaux. Ils peuvent partir le ventre vide le matin, manger du riz à midi et prendre du manioc, de la patate douce, du taro ou du maïs le soir.

(J’ai tendance à blablater beaucoup ces derniers temps)

Pour nous, citadins et sédentaires, ces aliments sont trop rassasiant pour être pris quotidiennement. Ils sont même difficiles à digérer étant donné que taper sur le clavier ne suffit pas pour dépenser autant d’énergie 😀 Du coup, on en mange très rarement, histoire de se rappeler les après-midi de notre enfance dans la vieille cuisine dont les murs étaient noirs de fumé de notre grand-mère.

La maïs peut être cuit comme ça, à l’eau directement à l’épi. Je préfère cette méthode parce qu’on peut le prendre à la main et croquer dedans comme un enfant.

Il existe deux sortes de tubercules de taro: les grands qu’on épluche et coupe en tranches avant la cuisson et les petits qu’on fait cuire directement et qu’on épluche une fois cuite. La cuisson est toute simple puisqu’il suffit de les plonger dans de l’eau, de mettre sur le feu et d’attendre qu’ils soient tendres. Toutefois, il ne faut pas mettre trop d’eau parce que le taro cuit en très peu de temps.

Et tout comme le riz, je n’explique pas pourquoi on aime de telles recettes toutes simples, sans sucre, sans rien. Mais on aime. Enfin, moi et mon mari on ADORE!

Publicités

10 réflexions sur “Parlons miam miam: katsaka et saonjo (maïs et taro)

    • mmm j’oubliais… c’est excellent aussi je suis d’accord. Dans la campagne de Madagascar, les épis sont posés directement sur de la braise, allumée dans les champs (enfin, en plein air quoi) et entourées de quelques briques en terre.

      Je découvre ton blog et je sens qu’on va bien s’entendre toutes les deux 😀

      J'aime

  1. A Mayotte c’est aussi la pleine saison du maïs: les bouénies le font griller au bord des routes sur de petits BBQ, et les gens en consomme toute la journée; çà m’a d’ailleurs étonnée de voir à quel point il mange du maïs!!!!
    Lors de mon séjour à Madagascar, en allant vers Moramanga, j’avais effectivement vu que les gens ne sont pas gros, maintenant je sais pourquoi. Quand au tarot, je n’en ai encore pas acheté car je ne sais pas le cuisiner.
    Bon week end à toi
    Bises

    J'aime

    • Je ne sais pas si tu aimerais le taro nature sans rien. Essais une recette plus « travaillée » ou alors fais les cuire à l’eau et mange les avec du lait concentré sucré. J’ai envie de ça maintenant 😛 Biz et bon weekend

      J'aime

  2. C’est fou ce que vos habitudes culinaires se rapprochent de celles asiatiques. Je savais que nous avions un lien de parenté, mais pas à ce point (ami mangeur, ami de coeur… ma devise).

    Dans les films du pays qui dépeignent un quotidien rural éreintant, les paysans dans l’effort se voient souvent récompensés d’un bon taro épluché à l’ombre, et mangé si Dieu le veut, avec un peu de sucre de canne…

    😉

    J'aime

    • J’adopte ta devise, merci haha (la mienne est « la santé est dans la marmite » ceci explique certainement les kilos 😛 ) Je ne savais pas que les asiatiques mangeaient du taro aussi. On en apprend tous les jours sur la blogo c’est cool.

      J'aime

  3. manao ahoana tompoko! mahafinaritra ireo karazana sakafo malagasy ato , ary mankasitraka sy mankatelina ho an’ireo malagasy mizara recette ato.

    J'aime

Qu'en dites vous?

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s