La circoncision, une tradition qui me fait TRES peur

Qu’est-ce donc ?

La circoncision a toujours fait partie de mon environnement …disons « culturel » J’ai vu mes jeunes cousins partir de bons matins dans les hôpitaux et revenir avec beaucoup de jouets et présentés enfin en vrais hommes. Je sais qu’on leur a enlevé un bout de leur zizi et je les voyais en « robe » pendant quelques jours. J’ai vu tout cela dans mon enfance et cela ne m’a pas du tout traumatisé, ni même choqué. Là, j’ai presque 30 ans et la circoncision me fait très peur parce que mon fils de 2 ans et demi y passera bientôt.

Comment ça se passe ?

Voici ce que je sais du rituel de la circoncision dans l’ethnie Merina, des hauts plateaux de l’île. Le rituel a lieu tous les ans et concerne les garçonnets de 3 à 5 ans environ. Avec l’exhumation, c’est l’un des principaux rituels de l’hiver. Passage rituel du garçon vers la « virilité », la circoncision est une affaire de zizi d’hommes. Au petit matin du jour recommandé par l’astrologue, les hommes forts du village vont chercher le ranomahery (eau puissante) à la source. Elle servira à nettoyer le pourtour du sexe du garçonnet avant la circoncision proprement dite. Et comme elle est glacial et que le rituel a lieu alors que les premiers rayons du soleil sont encore loin derrière l’horizon, ce sera une sorte d’anesthésie. Le principal concerné est par la suite porté (toujours par les hommes) en triomphe partout dans le village ou au moins autour de sa maison. C’est l’annonce du hasoavana (heureux évènement) qui va avoir lieu. Le rituel est pratiqué par un rain-jaza et le prépuce du bébé est avalé par son grand-père avec un bout de banane.

Après les cris et les pleurs de l’enfant, les femmes demandent « Arahaba ririnin’e » (merci à mes compatriotes de bien vouloir proposer une traduction) et les hommes répondent « Samy vita » (c’est fini!) Toute la famille se réjouit alors et le gamin peut enfin profiter des jouets et de la nourriture préparée en son honneur. Durant quelques jours, il devra porter un malabary, une tunique bien spécifique, prévue pour les hommes et recouvrant les fesses. Elle arrive parfois en dessous des genoux. C’est indispensable puisqu’il est impossible de porter un pantalon avec la plaie.

Et la circoncision moderne ?

Pour les raisons que je citerais plus bas, la circoncision est toujours de rigueur et des milliers de petits garçons pour ne pas dire quasiment tous les petits garçons Malgaches vont encore y avoir droit cette année.

Pour des raisons d’hygiène, on la pratique en milieu hospitalier et avec de vrais médecins (le rain-jaza étant une sorte de guérisseur non initié à la médecine ou à la chirurgie) Enfin, voilà comment ça se déroule en ville, mais dans les villages reculés, le rain-jaza pratique toujours.

Pour des raisons « humaines », de nouvelles techniques sont proposées (ex: la circoncision à l’américaine) pour que l’enfant n’ait pas autant mal que dans l’ancien temps, pour que ça ne saigne et ne s’infecte pas, pour qu’il n’ait pas à porter le malabary (mais directement son slip et son pantalon de petit mec moderne)

Pourquoi infliger ça à nos enfants ?

Personnellement, je commençais à me poser des questions à l’approche de cet hiver (parce qu’il ira à l’école, parce que l’année prochaine il sera déjà trop âgé…etc.) Il m’est même arrivé de me dire que je ne lui affligerai pas une telle souffrance. Et puis, j’ai fini par me raisonner. Premièrement, c’est une question d’hygiène à ce qu’il paraît. Le prépuce serait un foyer à bactéries. Cette raison là ne me convainc pas évidemment parce qu’on sait très bien que des millions d’hommes non circoncis se portent à merveille partout dans le monde. La seule raison qui m’a convaincue est la question du complexe. Plus tard, il se sentirait différent (et bien seul) s’il est le seul non circoncis de toutes ses connaissances à Madagascar.

Mon père m’a raconté qu’une de ces connaissances, fils de boucher, s’est tranché le sexe avec un couteau vers 16 ans pour être comme tout le monde. Évidemment, il en est décédé.

Donc voilà!

Je me dis seulement que mon fils ne s’en souviendra pas plus tard (mon mari lui se souvient encore de la douleur parce qu’il a déjà eu plus de 5 ans lors de sa circoncision 😦 ) Là, avec son père, on prépare le petit loulou psychologiquement parce que ce sera bientôt son tour. Et pour éviter les risques d’infections ou autre, on le fera faire par un vrai chirurgien et avec la meilleure hygiène possible.

Mais rien que pour cette histoire de coupe zizi, je redoute de mettre d’autres petits hommes au monde. Sérieux! Je préfère encore imaginer les filles qui doivent un jour accoucher d’un être humain de 3kg. Au moins, l’accouchement résulte en général d’un choix d’adulte.

La circoncision est aussi un choix d’adultes. En attendant, ce n’est pas leur zigounette qu’on zigouille à ces idiots d’adultes. J’assume difficilement ce choix, mais j’ai choisis de faire circoncire mon fils en espérant que ça serve à quelque chose. Est-ce que vous connaissez des Malgaches non circoncis? La réponse à cette question m’intéresse beaucoup, tiens.

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56 réflexions sur “La circoncision, une tradition qui me fait TRES peur

  1. Magnifique article,
    moi je trouve que Madagascar est encore tiraillé entre tradition et modernité, je pense que l’enjeu est peut être l’éducation car je trouve qu’il y a encore beaucoup d’obscurantisme dû à la non éducation. Mon frère et mon père sont circoncis, mon père est médecin et je crois qu’il l’a fait à la clinique.

    C’est sur que c’est plus propre (et je trouve plus esthétique, mon petit ami ne l’est pas mais il est espagnol) mais je pense que le faire dans la douleur c’est mal. L’encadrement est nécessaire et l’hygiène aussi, ce sont des enfants voir des bébés, ce n’est pas parce qu’il souffre que c’est bien.

    Ce que je n’aime pas, c’est le « il faut le faire parce que tout le monde le fait, et c’est pas bien si tu ne le fais pas » comme si tu allais t’attirer les foudres de l’au delà ou alors le malheur va s’abattre sur toi.

    Je ne sais pas ce que je ferai encore si j’ai un fils. Mais tu vois l’histoire du fils du boucher, ca me désole, car c’est l’exemple même de la non éducation et la pression culturelle.

    Kisses
    Hannah
    Elegantesque Blog

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  2. Je suis moi-même victime de cette pression culturelle parce que je ne pense pas avoir assez de cran pour faire comprendre à mon fils pourquoi il ne serait pas circoncis alors que pratiquement tous les garçons Malgaches le sont. Et puis, on ne sait jamais ce qui se dit dans la cours de récré ou dans les vestiaires. C’est pour ça que je décide de lui faire « subir » ça même si ça me serre le cœur. Et tu as raison, on est très tiraillé entre tradition et modernité 😛

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    • Je pense que c’est à notre génération de faire changer les choses, tu penses à la cours de récré, mais ces enfants qui ont 7 ans dans la cours de récré, ils ne comprennent pas totalement pourquoi ils sont circoncis, c’est un raisonnement d’adulte qu’il y a derrière.

      La vrai question à se poser c’est « si on ne le fait pas, il se passera quoi ? » ben techniquement rien, juste des regards, des gens qui vont parler derrière votre dos, des médisances. Je pense que l’environnement dans lequel il évoluera est crucial.

      Le tout est de s’affranchir de tout ça, car ces gens qui vont médire, et qui vont te regarder avec cet air « mais tu as vu comme tu es une mère indigne » ne valent pas plus. Et il n’y a pas de honte à avoir de vouloir préserver son fils si tu ne souhaites pas. C’est l’étape la plus dure.

      Je sais que c’est très dur, je suis de tout coeur avec toi. Même moi qui vit en France, la pression culturelle se fait ressentir

      Bien à toi
      Hannah

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  3. Sujet délicat s’il en est…
    Il y a peu de temps, un tribunal allemand a condamné la circoncision d’un enfant pour motifs religieux. (http://www.lemonde.fr/europe/article/2012/06/26/un-tribunal-allemand-condamne-la-circoncision-pour-motifs-religieux_1724945_3214.html)
    C’est vrai que l’enfant n’a pas vraiment son mot à dire… Pour ma part je ne suis pas circoncis et je m’en porte très bien, j’ai appris quelques règles spécifiques d’hygiène tout petit que j’ai transmises à mon fils. Tout va bien.
    D’un autre côté, un grand nombre d’hommes dans le monde sont concernés par cette pratique.
    Comme Annah, je trouve qu’il est dommage de s’y plier davantage à cause de la pression du groupe que par conviction personnelle. Mais je comprend qu’il soit très difficile de résister à une telle pression.

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    • Oui, j’ai déjà lu cette histoire sur internet parce que dans mon questionnement je suis allée farfouiller partout sur le web. Et bizarrement, je ne cherchais même pas des articles qui me convainquent de le faire, mais plutôt des témoignages de gens qui en ont souffert. D’un autre côté, je me dis que je peux m’opposer à tout le monde et lui épargner la circoncision et tout faire pour vivre à l’étranger dès qu’il sera en âge de comprendre. Parce que pour le moment, je ne connais AUCUN Malgache vivant à Madagascar ou non qui ne soit pas circoncis AU-CUN! Et franchement, je ne veux pas que mon fils soit le premier non circoncis de tout le pays (bon, j’exagère un peu mais qui sait) J’aurai trop de mal à lui faire comprendre pourquoi. Donc voilà, je prendrai rendez-vous chez le chirurgien moi-même et tout se passera bien. (Je viens de me rappeler pourquoi ce billet est resté 3 semaines dans mes brouillons avant d’être publié hihi)

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  4. 😀 très bon article!! 😉

    Je ne sais pas si mon avis sera pertinent (vu que je ne suis ni un garçon ni la maman d’un garçon) mais je le dis quand même :p . En fait, je ne le prendrais pas comme cela, je prendrais la circoncision comme un rite d’initiation comme cela se fait dans pas mal de sociétés, pour faire entrer le petit mec dans le monde des grands (ou dans le monde des zizis…oups…des hommes) et les techniques modernes étant là, j’utiliserais tout (médecin, anesthésie si nécessaire) pour qu’il n’ait pas mal. Pas question qu’il se fasse charcuter…et d’un autre côté, je n’aimerais pas qu’il subisse plus tard le quolibet de ses amis et copains, et proches et pourquoi pas copines, juste parce qu’il n’a pas été circoncis parce que j’ai eu peur qu’il ait mal. Les gens le prennent tellement comme une identité culturelle, comme une composante de l’identité malgache que j’ai pas envie de prendre le risque de faire la révolutionnaire pour mon (éventuel impropable futur) fils et que plus tard, il en souffre…

    Mais je sens que je le ferais par conviction personnelle: je me dirais après: voilà t’es un homme maintenant selon les coutumes malagasy, et je lui mettrais un malabary, juste pour le fun :p (mais je précise, je le ferais dans une clinique).

    Par ici, il y en a pas mal qui le font faire dans les cliniques de confession juive, mais c’est un peu plus délicat dans les couples mixtes parce que souvent le pas-malgache pense que c’est mal de faire du mal à un garçon comme ça, et souvent, on confond les circoncisions avec l’autre truc qu’ils font sur les filles dans certaines régions d’Afrique et disent que c’est une mutilation…mais je le ferais juste parce que je me dirais ça fait partie du truc malgache dans mon sang :p

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    • Merci! Ton commentaire est juste top. Et de la part d’une fille, pas maman d’un petit garçon, ton avis est très précis, bien arrêté sur la question. Ta vision des choses me semble moins grave et moins dramatique que la mienne donc merci. Je n’ai pas vu la chose sous cet angle parce que je me trop concentrée sur la chirurgie et la douleur. Comme mon fils sera circoncis (en clinique et par un chirurgien) je vais essayer d’être sereine et je lui achèterai un malabary pour le fun 😛

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  5. Ma mère & mon frère ont eu plusieurs débats assez houleux à propos de ce sujet durant notre séjour à Madagascar et elle a eu des mots vraiment crus du genre « Je ne reconnaîtrais pas mes petits enfants s’ils sont circoncisés ! » Je ne suis pas allée jusque là, mais j’étais d’accord avec elle. La circoncision nous fait peur, on entend tellement que les enfants souffrent et qu’il est prévu de faire cette opération en « hiver » pour que ça cicatrise mieux et plus rapidement que ça nous fait paniquer. Et puis j’avais cette image après quand je voyais des malgaches, qu’ils s’étaient fait « couper le bout » comme je l’ai si élégamment dit. Pour nous, français, ça nous semble presque être un acte barbare s’il est fait dans de mauvaises conditions. Mais j’ai également pensé comme toi, que l’enfant sera discriminé plus tard et qu’il aura énormément de complexes (que ce soit avec ses amis garçons, qu’avec ses futures copines).
    De mon point de vue de française, je reste contre cette pratique mais je peux comprendre qu’à Madagascar il soit coutume de le faire et je n’irais pas jusqu’à haïr ma belle-soeur si elle décide de le faire !

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  6. J’espère que ta mère se ravisera parce que finalement, les enfants ne choisissent pas d’être circoncis ou non. Je ne sais pas ce qu’en pense ta belle sœur, mais je pense que les complexes et tout ça diminuent considérablement dans le cas des métis puisque s’il n’est pas circoncis, cela relèverait de son côté français, s’il l’est cela relèvera de son côté malgache.

    Rassure-toi, même moi qui suis habituée, je trouve que la circoncision est … impressionnante (je n’ose pas dire barbare parce que j’ai choisi de circoncire mon fils) Donc je comprends tout à fait que cela choque des non malgaches notamment ta mère et toi.

    En tout cas, dans le cas des familles mixtes, il est primordial que les deux parents soient d’accord pour circoncire l’enfant ou non. Bref: sujet trop délicat 😉

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    • C’est vrai que c’est délicat pour eux, ma belle-soeur veut le circonciser, mais mon frère ne veut absolument pas.
      On verra bien qui a eu raison de l’autre le jour où ils auront un petit garçon ! Ils ne sont pas pressés donc il y a encore le temps ^^
      Ce qui m’a surprise aussi, c’est de voir les petits garçons avant la nuit de leur circoncision, se balader en pyjama en ville.

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      • LOL ce sont des malabary, spécialement conçu pour cet évènement. Tu as dû remarqué aussi que le lendemain, ils ont des jouets plein les mains. Heureusement qu’au bout d’une semaine en moyenne, tout cela n’est plus que des souvenirs (enfin, j’espère qu’ils ne sont pas traumatisés à vie à la suite de l’opération)

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  7. Bonjour; j’ai 2 fils : l’un circoncis à la naissance (comme son père); l’autre a 3 ans et on devrait faire ça maintenant;mais voilà : j’ai réfléchi au sujet, et je ne suis plus d’accord; à quoi correspond cette coutume? j’ai le sentiment que ça ne veut plus dire grand chose, c’est juste une habitude pour les malgaches; et si ça ne veut rien dire pour moi, pourquoi est-ce que l’imposerai à mon enfant? Le problème, c’est que l’aîné est circoncis : alors comment je vais faire pour expliquer à l’aîné qu’à lui, on lui a fait? et quand ils vont grandir et jouer et se laver (différemment) tous les 2, que vont-ils penser? est-ce que l’un ou l’autre ne risque pas d’avoir des complexes? (sinon, au sujet du complexe par rapport à tous les petits malgaches, effectivement tous circoncis : je pense que le monde est de plus en plus international, et que non, mes enfants ne se sentiront pas seuls au monde, circoncis ou non); mon mari ne m’aide pas : il est d’accord pour le faire (mais a très peur), et d’accord pour ne pas le faire (c’est moi qui assumerai dans ce cas quoi…); vraiment c’est un casse-tête

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    • Si tu es prête à lui expliquer et à l’aider à assumer cette « différence », je dis que tu peux ne pas le faire circoncire. (J’ai mis différence entre guillemets parce que c’est quand même une différence créée) Le mien a été circoncis, là il est déjà guéri et tout ça me semble loin maintenant. J’ai choisi de céder à la pression culturelle parce que mon fils grandit dans un milieu malgache. Certes, il y a la mondialisation, mais il lui faudra peut-être quelques années pour bien comprendre que ne pas être circoncis n’est pas grave du tout. D’ici là, il subirait les railleries des autres. Bon, peut-être aura-t-il des camarades supers gentils qui ne remarqueront rien mais voilà, j’ai préféré pensé au pire des cas. Maintenant, c’est le choix de l’avoir fait circoncire que j’assume. Mais comme tu dis, c’est un vrai casse-tête. il suffit que vous soyez d’accord avec ton mari et voilà

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  8. Bonsoir Soahary, merci pour ta réponse! je ne suis toujours pas décidée, mais dis-moi : vous l’avez fait « à l’américaine? »

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  9. Michel Hervé: je vous remercie de vos réactions sur ce billet et pour ces liens que vous nous proposer. Je ne connais pas les raisons pour lesquelles vous luttez contre la circoncision et croyez-moi je respecte votre démarche. Loin de moi l’idée de défendre (ou de dénoncer) la circoncision, mais je ne sais si vous vous rendez compte que la société dans laquelle mon fils vit et vivra est différente de la vôtre.

    Ce n’est plus la peine de me convaincre que la circoncision hygiénique est un mythe parce que je suis déjà convaincue que c’est un mythe. Je dis dans l’article ci-dessus que je n’y crois pas et que l’hygiène n’est pas du tout la raison de mon choix. Je suis d’accord aussi sur le fait que c’est une mutilation et croyez-moi, les pleurs de mon fils m’ont bien convaincu que c’est une mutilation.

    Mais j’ai choisi de le circoncire en mon âme et conscience. Cela peut vous sembler surréaliste qu’une maman cède ainsi à la pression culturelle mais croyez-le ou non, je l’ai fais par amour pour lui. Comme tout parent, j’ai pris cette décision en pensant bien faire, mais ça seul l’avenir nous dira si j’ai eu raison ou non.

    Bref, je voulais juste attirer votre attention sur le fait que je n’ai pas fais circoncire mon fils par bêtise, pour faire comme les autres ou parce que je ne l’aime pas. Seulement, ce n’est pas simple. J’espère que vous me comprenez ne serait-ce qu’un tout petit peu.

    Au fait, vos liens demandent un mot de passe, pourrais-je l’avoir s’il vous plaît?

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    • Le Monde évoluant de plus en plus vite….. Pensez que demain, quand votre fils sera adulte, il vous reprochera sans doute vivement, cette circoncision archaïque réalisée sans son consentement et de surcroît irréversible….. qui est une atteinte très grave à son intégrité physique, et qui est un acte sauvage et criminel….. et qui sera probablement bientôt interdit, de part le Monde !

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      • Il me le reprochera? Sans doute? Vivement? Pourquoi il ferait ça? En voyant que tous les Malgaches de sexe masculin sont circoncis? En lisant des documents sur internet? En se disant qu’il est « irréversiblement » privé d’un certain plaisir sexuel (puisque le prépuce serait un organe sexuel)? Il pourrait me demander pourquoi, mais je pense que les chances qu’il me le « reproche sans doute vivement » ce choix sont minimes.

        Et puis, je vais vous dire : quand ce sera interdit, je dirai MERCI à ceux qui arriveront à stopper cette tradition très pratiquée (pour ne pas dire pratiquée à 99%) à Madagascar.

        Je suis assez étonnée que vous cherchiez à me faire culpabiliser avec des mots graves (sauvage, criminel) mais sachez que j’assume entièrement mon choix. Je devrais peut-être rendre des comptes à mon fils plus tard) mais ce choix je l’assume et je ne culpabilise pas du tout. Vous allez dire que je suis sauvage, sans cœur, horrible comme mère, mais non, je ne suis rien de tout ça 🙂 Je suis une bonne maman je crois et je le répète encore, j’ai choisi de le circoncire parce que je pense que c’est pour son bien. Je me trompe peut-être, l’avenir nous le dira.

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        • Le problème est que toutes les déclarations des droits de l’homme et de l’enfant et conventions internationales ne vous donnent pas ce droit :

          – la Déclaration universelle des droits de l’homme de l’Organisation des Nations Unies :

          Article 1 : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits… »

          Article 5 : « Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants. »
          Article 17 : « Toute personne, aussi bien seule qu’en collectivité, a droit à la propriété.

          « Nul ne peut être arbitrairement privé de sa propriété. »

          Article 18 : « Toute personne a droit à la liberté de… religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion… »

          – la Déclaration universelle des droits de l’enfant de l’Organisation des Nations Unies :

          Principe 9 : « L’enfant doit être protégé contre toute forme de… cruauté… »

          Principe 10 : « L’enfant doit être protégé contre les pratiques qui peuvent pousser à la discrimination raciale, à la discrimination religieuse ou à toute autre forme de discrimination. »
          – et par la Convention des Nations Unies relative aux droits de l’enfant

          Article 14-1 : « Les états signataires respecteront le droit de l’enfant à la liberté… de religion. »

          Article 19 : « Les états signataires prendront toutes mesures législatives, administratives, sociales et éducationnelles pour protéger l’enfant contre toute forme de violence physique ou mentale… « 

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          • :soupir: bon, vous allez me convaincre (sans y arriver) dans un sens, je vais vous convaincre (sans y arriver) dans l’autre 🙂

            A propos des articles que vous avez cité, je ne me sens pas concernée. En effet, j’ai choisi de faire circoncire mon fils, mais je ne me sens aucunement comme une mère abjecte qui a infligé les trucs ignobles décrits dans ces articles.

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    • Je lutte contre la circoncision, aux côtés d’un vaste mouvement international pluridisciplinaire, en tant que chercheur en psychanalyse qui a eu de multiples occasions de constater la terrible mais insidieuse nocivité de cette pratique.

      Désolé pour les mots de passe, vous êtes, depuis 10 ans que je mets des articles sur ce blog, la première personne à me le signaler et je me demande bien qui s’amuse à me censurer ainsi ? !

      Voici donc les mêmes articles sur un blog (http://mutil-abolition-droit-au-corps.blogspot.fr/) qui en comporte de nombreux et que j’espère accessible à tous :

      http://mutil-abolition-droit-au-corps.blogspot.fr/2012/05/le-prepuce-une-levre-et-donc-un-organe.html

      http://mutil-abolition-droit-au-corps.blogspot.fr/2012/09/la-circoncision-hygienique-mythe-ou.html

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      • Seriez-vous un vilain spam personnifié? 😛 C’est que je dois tout le temps récupérer vos commentaires dans les « indésirables » mon cher Hervé (hasard ou censure comme vous le dites?)

        Dites-moi, dans vos recherches, est-ce que vous tenez compte du fait que dans les pays où c’est pratiqué, la circoncision concerne pratiquement tous les petits garçons? Je ne mets pas du tout vos démarches en cause, évidemment, mais je trouve que ce n’est pas possible de convaincre une personne de ne pas faire circoncire son fils alors que cette personne vit dans un contexte culturel que vous ne connaissez pas. Vous comprenez? Certes, je suis là sur mon blog, en contact virtuel avec des gens d’Europe, des Usa, d’Asie (genre mon blog est super célèbre sur la planète muahahaa) mais dans la vie de tous les jours, je vis à Madagascar, dans une société vraiment différente de la vôtre. Je ne suis pas non plus une sorte de mouton de Panurge qui fait tout ce que les gens font autour de moi mais après avoir pesé le pour et le contre, j’ai choisi de faire circoncire mon fils pour qu’il ne soit pas complexé plus tard étant donné que (je le redis encore pour la énième fois) tous les garçons Malgaches sont circoncis. Je pourrai bien lui faire comprendre que ce n’est rien du tout, mais j’avais peur que plus tard, il se tranche le sexe tout seul et en meurt comme l’a fait un ami de mon père quand il était jeune. C’est la seule et unique raison de mon choix. Après certains vont dire que cette raison là ne tient pas la route et bien elle tient la route pour moi.

        Bon, j’ai l’impression de me répéter cent fois mais bon 😉

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  10. Personne ne doute que tous les malgaches ne soit passé par la…. mais les malgaches (j’en ai connu en France) sont des personnes à l’esprit vif, et qui aurons, d’eux même un jour un questionnement, j’en suis sur….sur cette tradition, très dommageable,… beaucoup plus grave objectivement que de couper une oreille… votre fils, demain fera des études et partira à l’étranger…. va se retrouver dans un monde de non circoncis… ou justement il sera « différent »… ou confondu avec les musulmans… Laissez-lui le choix… si adulte il veut sacrifier à cette coutume… ce sera un choix personnel, pas le votre, qui est une violence à son encontre !

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    • Avez-vous lu mon article ? J’ai l’impression que vous avez juste tapé vos mots clés sur Google pour réagir de manière globale sur les articles qui se sont affiché. J’ai l’impression que vos commentaires ne s’adressent pas spécialement à moi, mais à toutes les personnes qui pratiquent la circoncision. Or, je ne suis pas toutes ces personnes et je ne me permettrais pas de répondre à leur place. D’ailleurs, si vous avez lu l’article, vous aurez vu que je me suis posée des questions avant de prendre une décision.
      Vous refusez d’essayer de comprendre mon point de vue. Je ne vous demande pas de comprendre, mais d’essayer. Vous dites que mon fils partira et se sentira bien différent à l’étranger. Pour le moment et pour un long moment encore, il va grandir dans un milieu purement malgache, il côtoiera seulement des Malgaches.
      Et puis, quelle est l’image que vous avez de la circoncision ? 15 millions d’hommes Malgaches circoncis arrachent le sexe de l’enfant et le sang gicle à plusieurs mètres ? L’enfant hurle et perd connaissance avant d’être abandonné dans la forêt pour survivre ? Oui, parce que selon vous, il vaudrait mieux lui arracher une oreille que le circoncire.

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      • Ce n’est pas parce que les autres sont primitifs et barbares que vous devez les imiter. Si vous préservez votre fils, d’abord cela ne regarde que lui et vous et personne d’autre.

        Mais surtout, lui épargner un traumatisme atroce le rendra plus fort et plus heureux que les autres.

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        • Donc mon fils sera malheureux à vie et je suis barbare et primitive. C’est ce que vous voulez que je vous dise? Remettez-vous en question cher Monsieur. Êtes-vous sûr d’avoir raison à 100% sur ça?

          Et puis, prenez la peine de lire et de vous souvenir de ce qui est écrit avant de laisser des commentaires remplis de certitude. Figurez-vous que vous m’avez juste convaincu que vous avez des théories toutes faites sur la circoncision et que vous vous contentez de les « vomir » dès que l’occasion se présente.

          Je ne sais comment ça se passe dans la recherche « de haut niveau », mais un conseil, si vous voulez être entendu, écoutez les gens avant de réagir parce que c’est désagréable d’avoir l’impression de parler à un mur.

          D’ailleurs, vous saurez que ce n’est pas parce que vous faites des recherches et des études depuis des années que vous avez raison. Vos réactions ici m’ont fait comprendre qu’il y a beaucoup de choses que vous ne comprenez pas.

          A bon entendeur salut!

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          • « Êtes-vous sûr d’avoir raison à 100% sur ça? »

            Oui, je suis sûr à 100% et le « mur » que je vous oppose n’est jamais que celui du verbe tandis que celui que vous dressez contre votre fils est celui de l’acier. Aussi, la violence est de votre côté, pas du mien.

            J’ai lu vos écrits, vos certitudes sont inacceptables. Elles devraient normalement s’effondrer lorsque vous aurez lu les 300 pages de mon livre.

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  11. Pour ne citer qu’un exemple de vos écrits, celui-ci est particulièrement scandaleux d’inconscience :

    « Je sais qu’on leur a enlevé un bout de leur zizi et je les voyais en “robe” pendant quelques jours. J’ai vu tout cela dans mon enfance et cela ne m’a pas du tout traumatisé, ni même choqué.  »

    Si on vous avait privée de votre clitoris, c’est à dire l’organe identiquement fonctionnel, n’auriez-vous pas été très sérieusement « choquée » ?

    Une de mes amies de père juif a assisté dans son enfance à une circoncision. Lorsque cela a commencé, elle est partie en courant. Voilà une réaction saine, à la différence de la vôtre, totalement inconsciente, narcissique et égoïste.

    Lisez les écrits de la psychanalyste Alice Miller, une des premières à affirmer que la circoncision est un crime contre l’humanité, peut-être lui ferez-vous confiance à elle, puisque vous ne voulez pas me faire confiance à moi : http://alice-miller.com/index_fr.php

    Pour elle, et je suis un de ses disciples, (en plus de l’être de Freud), la circoncision est une de ces techniques de ce qu’elle appelle la « pédagogie noire », et donc une de ces maltraitances de l’enfant systématiquement justifiées par le « C’est pour ton bien » qui permet aux abuseurs de se donner bonne conscience.

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    • Vous avez fini de me traiter de tous les noms ou comment ça se passe? Donc récapitulons, je suis inconsciente, égoïste, narcissique, barbare, primitive et j’en passe. Et d’où tenez vous cette conclusion? De l’article d’une page que j’ai publiée? Parce que vous êtes un soit-disant disciple de Freud? Parce que vous avez écrit 300 pages sur la circoncision? Dites-le moi s’il vous plaît! Depuis 30 ans que vous consacrez votre temps au sujet, avez-vous déjà vécu au sein d’une société qui pratique la circoncision? Je parie ma tête que vous n’avez pas encore étudié UN A UN le cas de ne serait-ce que 500 personnes directement concernées.

      Vous savez quoi? Je vous informe officiellement aujourd’hui que des milliers de petits garçons sont circoncis à Madagascar avant 3 ans et ce tous les ans. Certains le sont à la naissance. Si vous êtes si certain de ce que vous avancez, venez donc ici et luttez contre ce crime contre l’humanité! Avec les chiffres que je vous ai dit, si vous ne faites rien (à part écrire des papiers et faire des conférences en Europe ou dans des pays où la circoncision n’est pratiquée que de manière exceptionnelle) vous êtes un bien grand lâche, cher monsieur.

      Vous avez fait quoi vous pour lutter contre la circoncision à part écrire des centaines de page et attaquer les rares blogueuses qui osent en parler? Hein? Vous avez déjà fait quoi de concret? Et une fois encore, je ne parle pas de conférences ou de publication, mais d’actions réelles dans une société telle que la société malgache.

      Ce qui m’énerve avec vous, c’est que j’ai beaucoup hésité avant de prendre une décision, parce que je me suis posée des questions. Mais j’ai fais un choix en pensant à ce qui serait le mieux pour mon fils. Je ne l’ai pas fais pour des raisons d’hygiène ou de religion. J’ai eu du mal à assumer ce choix mais j’ai choisi de l’assumer. Tout ça est écrit noir sur blanc dans mon article. J’y ai mentionné la raison de mon choix. Et voilà que quelqu’un vient me traiter de tous les noms en me traitant à la limite de mère indigne. Voilà que vous me dites que je fais un crime contre l’humanité. Maintenant, c’est comme si j’étais une sorte de militante en faveur de la circoncision ce qui n’est pas du tout le cas. Je suis même de celles qui applaudiraient si la circoncision disparaît un jour de la culture malgache.

      Mais bon, ça vous refusez de le comprendre. Vous vous réjouissez simplement de trouver une personne sur laquelle « vomir » vos théories. Je me demande ce que vous auriez fait si vous étiez à ma place. Sans vos « théories » et vivant dans ma société. C’est bien facile de juger les gens, cher Grand Chercheur!

      Et pour infos cher grand chercheur, il y a à revoir au niveau de la compréhension parce que cet extrait que vous avez soigneusement repris, là où je dis que cela ne me choquait pas, relisez bien parce que je pensais ça DANS MON ENFANCE. C’est scandaleux d’inconscience dites-vous? Tant mieux pour vous si vous étiez déjà le grand homme consciencieux et hautement qualifié que vous êtes aujourd’hui, A 7ANS.

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  12. Tout le problème, Madame, est que vous faites comme moi : vous publiez une page et que j’en ai déjà publié mille ne change rien vous avez raison ; l’action concrète est plus importante.

    Aussi, je vous invite à voir les photos de mes manifestations Place de la Bastille et à l’Institut du monde arabe, à Paris, dans une société où des millions de musulmans et de juifs pratiquent quotidiennement la circoncision dans l’indifférence générale, contrairement à ce que vous croyiez.

    Ce que j’essaye de dire est que le nombre ne fait rien à l’affaire parce que des milliers de musulmans et de juifs français ne pratiquent plus la chose, tout simplement parce qu’ils l’ont décidé en famille, ce qui est le seul moyen de le faire, en attendant le jour probablement lointain où les autorités religieuses seront forcées d’en faire autant, ce qui va peut-être arriver en Europe où le tribunal de grande de Cologne vient de décider d’interdire la chose (du coup aucun médecin n’ose le faire, par peur des risques pénaux et financiers).

    Voilà tout ; il y va de votre responsabilité de maman et rien d’autre. Maintenant, si vous cédez au conformisme ambiant, tant pis pour vous, votre fils vous le reprochera sûrement un jour et dans pas si longtemps que cela, j’ai de sérieux indices pour le penser.

    Qu’est ce que vous risquez, vous serez saluée comme une pionnière. En attendant, vous n’avez pas besoin de le crier sur les toits ; soyez discrète, attendez, prenez votre temps, rusez….

    Bonne chance,

    MHNB

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  13. Bonsoir, maman d’un fils de 4 ans et demi dont le papa est malgache, je ne me vois pas circoncire mon fils or son père est pour biensur! , mais pour moi il en ai hors de quéstion (peur du mal, que l’opération se passe mal, qu’il m’en veux ect…) , Jusqu’a maintenant j’ai reussi a lui faire oublier lol jusqu’au jour…. , je redoutais se moment avant meme d’etre enceinte et je ne voulais pas de garçon pour sa lol, actuellement de nouveau enciente et ouf c’est une petite fille qui n’aurra pas a passer par la ^^

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    • 🙂 Félicitations pour l’arrivée de la deuxième (et félicitations que ce soit une fille dans ce cas) en fait, je pense que les parents doivent être d’accord entre eux. C’est très important. Et votre mari, même Malgache, devrait tenir compte de votre avis. J’espère qu’il ne changera pas d’avis (par rapport à maintenant où il ne pense pas circoncire votre fils, je veux dire) De toute façon, 4 ans et demi c’est trop « vieux » pour la circoncision (d’après ce que j’en sais) Des gens font circoncire leur enfant encore plus grand, mais en général c’est avant 3 ans.

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  14. Merci^^, ba dans la tête de mon homme si il veut le circoncire mais ont évite de parler sur ce sujet qui fâche car je suis têtue et ne changerais pas d’avis, ( sa serais meme un sujet sur lequel ont pourraient se séparer si il ne me donnais pas le choix mais ont en ai pas encore la heureusement^^) c pour sa pour le 2eme bébé je suis soulagé mdr

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  15. BJU INTERNATIONAL, Volume 83 Supplement 1, Pages 93-102,
    January 1, 1999.

    The psychological impact of circumcision
    R. GOLDMAN
    Circumcision Resource Center, Boston, Massachusetts, USA

    Introduction

    From a global perspective, most of the world does not practise circumcision; over 80% of the world’s males are intact (not circumcised) [1]. Most circumcised men are Muslim or Jewish; the USA is the only country in the world that circumcises most (60%) of its male infants for non-religious reasons. Other countries that circumcised a significant minority of male infants for non-religious reasons include Canada and Australia. This article refers mostly to the American practice, because the USA has the highest rate of non-religious circumcision and the most contentious debate about circumcision.

    Discussion about the advisability of circumcision in English-speaking countries that practise circumcision typically has focused on long-held beliefs about the health benefits of circumcision. The conflicting conclusions, beliefs and opinions surrounding circumcision, together with the tenacity with which advocates and opponents of circumcision maintain their viewpoints, suggest that deep psychological factors are involved. The strong motivation to circumcise male infants is shown by the fact that the practice continues even though no national medical organization in the world recommends it.

    Questions concerning the psychological motivation to circumcise and the longstanding psychological effects of male circumcision have rarely been studied; this lack of studies on the long term effects was noted in the medical literature about 20 years ago [2,3], and little has changed since then.

    Infant pain and behavioral response to circumcision.

    To understand the long-term effects of circumcision, it is necessary to review the effects on the infant. The question of infant pain is often raised in debates about circumcision. Some physicians believe early work claiming that the newborn nervous system is not sufficiently developed to register or transmit pain impulses [4,5]. According to more recent work, this belief is ‘the major myth’ of physicians regarding infant pain [6]. That babies cannot physically resist and stop the circumcision procedure also makes it easier to dismiss their pain [7]. Some doctors minimize circumcision pain by calling it « discomfort » or comparing it to the pain of an injection, although these studies have been refuted by empirical studies [8].

    Anatomical, neurochemical, physiological and behavioural studies confirm that newborn responses to pain are ‘similar to but greater than those in adult subjects’ [8]. Infants circumcised with no anaesthesia (reflecting common practice) experience not only great pain, but also an increased risk of choking and difficulty in breathing [9]. Increases in heart rate of 55 bpm have been recorded, i.e. 1.5 times the baseline rate [10]. After circumcision, the level of blood cortisol increased by a factor of 3-4 times the level before circumcision [11]. As a surgical procedure, circumcision has been described as ‘among the most painful performed in neonatal medicine’ [12]. Investigators reported, ‘This level of pain would not be tolerated by older patients’ [13]. Using a pacifier during circumcision reduced crying but did not affect the hormonal pain response [14]. An infant may also go into a state of shock to escape the overwhelming pain [15]. Therefore, while crying may be absent, other body signals show that severe pain is always present during circumcision.

    There is disagreement among physicians about using anaesthesia during circumcision. Before the mid-1980s, anaesthesia was not used because infant pain was denied by the medical community. That belief has changed among many physicians, but an anaesthetic (local injection, the best option tested) still is not typically administered, because of a lack of familiarity with its use, as well as the belief that it introduces additional risk [12]. Although there is an indication that the risk is minimal, most physicians who perform circumcisions do not use anaesthetics. When an anaesthetic is used, it relieves only some but not all of the pain, and its effect wanes before the post operative pain does [16].

    Behavioral changes in infants resulting from circumcision are very common, and can interfere with parent-infant bonding and feeding. [3,8]. The American Academy of Pediatrics Task Force on Circumcision notes increased irritability, varying sleep patterns and changes in infant-maternal interaction after circumcision [17]. Canadian investigators report that during vaccinations at age 4-6 months, circumcised boys had an increased behavioral pain response and cried for significantly longer periods than did intact boys. The authors believe that ‘circumcision may produce long-lasting changes in infant pain behaviour’ [18]. That study suggests that circumcision may permanently alter the structure and function of developing neural pathways [19].

    The parents’ responses

    The severe pain of circumcision and the changes to infant-maternal interaction observed after circumcision raise the question of the effects on the mother. The typical hospital circumcision is performed out of view of the parents, in a separate room. However, a few are observed by parents, and many Jewish ritual circumcisions are carried out in the homes of the parents. There are no studies of how these parents respond to observing their son’s circumcision. Personal accounts vary and may include strong emotions. Some parents regret their son’s circumcision and report that they wish they had known more about circumcision before they consented to it. Margaret Viola submitted the following comments in her letter to a magazine:

    ‘My tiny son and I sobbed our hearts out. After everything I’d worked for, carrying and nurturing Joseph in the womb, having him at home against no small odds, keeping him by my side constantly since birth, nursing him whenever he needed closeness and nourishment–the circumcision was a horrible violation of all I felt we had shared. I cried for days afterward’ [20].

    Melissa Morrison was having a difficult time 7 months after she had watched the circumcision of her son:

    ‘I’m finding myself obsessing more and more about it. It’s absolutely horrible. I didn’t know how horrific it was going to be. It was the most gruesome thing I have ever done in my life. I told the doctor as soon as he was done, if I had a gun, I would have killed him. I swear I would be in jail today if I did have a gun’ [21]

    Other mothers have reported to the author’s institution that watching their son’s circumcision was the ‘the worst day of my life’. Some mothers clearly remember their son’s circumcision after many years; Pollack reported 15 years after the event. ‘The screams of my baby remain embedded in my bones and haunt my mind.’ She added, ‘His cry sounded like he was being butchered. I lost my milk’ [22].

    Parents may not express strong adverse reactions to a son’s circumcision for two possible reasons. First, because the feelings engendered by circumcision are so painful and are not generally supported by the community, they may be suppressed [15]. Second, as described earlier, if the infant goes into traumatic shock, he does not cry, and parents tend to interpret lack of crying as a sign that circumcision is not painful.

    Circumcision as trauma

    Studies investigating circumcisional pain have referred to circumcision as traumatic [9,18]. The Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders (DSM-IV) published by the American Psychiatric Association [23] is helpful in discussing the question of trauma as it relates to circumcision. Its description of a traumatic event includes an event that is beyond human experience, such as assault (sexual or physical), torture, and a threat to one’s physical integrity. An assault is a physical attack; torture is severe pain or anguish. It does not necessarily take account of intent or purpose, but focuses on the act itself and the experience of the victim.

    From the perspective of the infant, all the elements in the DSM-IV description of traumatic events apply to circumcision; the procedure involves being forcibly restrained, having part of the penis cut off, and experiencing extreme pain. Based on the nature of the experience and considering the extreme physiological and behavioural responses, circumcision traumatizes the infant.

    The question of an infant’s capacity to experience trauma needs to be emphasized. Wilson, an author with a national reputation for trauma research, supports the idea that trauma can occur ‘at any point in the life cycle, from infancy to the waning years of life’ [24]. In addition, the DSM-IV states that traumatic effects ‘can occur at any age’ [23]. Clinicians have documented that children are particularly vulnerable to trauma [25,26]. Psychic trauma seems to have a permanent effect on children, no matter how young they are when they are traumatized. Furthermore, psychopathology increases as the age of the child at the time of the trauma decreases [27].

    Trauma results in dissociation, a separation of the traumatic experience and associated emotional pain from awareness [28]. Dissociation is a psychological survival response. To preserve a semblance of attachment to the mother, a child who has suffered trauma alters reality and ‘forgets’ that the trauma ever happened. [29]. In altering reality, the child is also altered. Based on neurological research, painful experience and trauma in childhood can result in long-term physiological changes in the central nervous system and neurochemical changes [30-33]. Two brain-imaging studies of adults with histories of child sexual abuse reported a reduced size of the hippocampus, a part of the brain associated with memory, and in a test of verbal short-term memory, adults who had been abused had lower scores [34-36].

    The possibility of circumcision resulting in traumatic effects on older children can be better explored because of the easier access to memory and the child’s ability to talk. Two reports have studied the ritual as practiced without anaesthesia on children in Turkey. In the first report, testing subjects 4-7 years old shortly before and after the ritual yielded this result: ‘Circumcision is perceived by the child as an aggressive attack on his body, which damaged, humiliated and, in some cases totally destroyed him’ [37]. According to this study, circumcision resulted in increased aggressiveness and weakened the ego, causing withdrawal, and reduced functioning and adaptation. Withdrawal is a defensive response that individuals use to protect themselves against further attack.

    In the second study, children were observed to be ‘terribly frightened’ during the procedure, and ‘each child looked at his penis immediately after the circumcision as if to make sure that all was not cut off’ [38]. One 8-year-old boy fell ‘unconscious’ during the cutting and subsequently developed a stuttering problem. A few weeks later, parents being interviewed reported that their children exhibited increased aggressive behaviour and experienced nightmares. In the same report, adults who were interviewed and recalled castration anxiety and other serious fears connected with their childhood circumcision, particularly if they had been deceived or forced by parents to undergo the procedure. Freud, who had a strongly critical view of circumcision, believed that it was a ‘substitute for castration’ [39]. Castration anxiety resulting from circumcision may be related to the finding that symptoms from personal injury trauma often include fear of repetition of the trauma [40].

    The traumatic impact of surgery on children is well-established. For example, the psychiatric literature documents serious long-term effects resulting from childhood tonsillectomy [41,42]. Psychiatrist David Levy reviewed the case histories of 124 children who developed psychological problems after a surgical procedure. He observed that the younger the child, the greater the chance of adverse reaction to surgery. The most severe anxiety reactions were observed in two boys, each of whom had surgery on his penis. One boy had a meatotomy at age 4 and the other had a circumcision at age 6 years; both exhibited destructive behaviour and suicidal impulses [43].

    Long-term psychological effects

    Without published studies, current knowledge of men’s feelings about their circumcision is generally based on reports from self-selected men who have contacted the Circumcision Resource Center (CRC) and other circumcision information organizations [44]. The feelings reported generally include anger, sense of loss, shame, sense of having been victimized and violated, fear, distrust, grief, and jealousy of intact men.

    The overwhelming majority of these men were circumcised as newborn infants. The memory of this event is not in their conscious awareness. Consequently, the connection between present feelings and circumcision may not be clear. However, some men attribute many negative feelings to their circumcision. Based on the responses of men who contacted the CRC, the origin of this attribution is in the impact of discovering one’s circumcision as a child. If a child grows in a community that has children who are not circumcised, it is probable that someday the circumcised boy will notice the difference. Under certain circumstances the realization that part of the penis was cut off can have trauma-like consequences, such as recurrent unwelcome thoughts and images.

    One man told me of an indelible scene when he was 4 years old; he was with an intact boy who showed him his penis and explained circumcision to him. He was shocked and ashamed at what had been done to him. He said that as an adult he thinks about it ‘every time I take a shower or urinate’.

    The following reasons explain why circumcised men report little about how they truly feel:

    Accepting beliefs and cultural assumptions about circumcision prevents men from recognizing and feeling their dissatisfaction; e.g. being told when young that it was necessary for health reasons and not questioning that.
    The emotions connected with circumcision that may surface are very painful; repressing them protects men from this pain. If the feelings become conscious, they can still be suppressed.
    Those who have feelings about their circumcision are generally afraid to express them because their feelings may be dismissed or ridiculed.
    Verbal expression of feelings requires conscious awareness. Because early traumas are generally unconscious, associated feelings are expressed non-verbally through behavioural, emotional, and physiological forms [45,46]

    Attitudes about people, life and the future, may also be affected; e.g. a common attitude resulting from childhood trauma is a lack of trust and as sense of defencelessness. [47]. Lack of awareness and understanding of circumcision, emotional repression, fear of disclosure, and non-verbal expression help keep circumcision feelings a secret.

    Although men may be unaware of the effects of circumcision, the fear that their penis is somehow deficient is reported to be widespread in American culture [48]. Commercial interests have responded to this fear by advertising various methods of penile enlargement in men’s magazines. Male preoccupation with the penis is also reflected in a survey of what men think women find attractive in men. The data showed that men greatly exaggerated the importance of penis size as a physical attribute that attracts women [49]. The effect of circumcision on this result is not known.

    Negative feelings about the penis are related to the idea of body image; this includes value judgements about how the body is thought to appear to others, and can have a great impact on how men live their lives are conducted [sic] [48]. In addition, the concepts of self and body image are interconnected and affect personal psychology. A diminished body image can diminish a person’s social and sexual life. Those who have a bodily loss fear the judgement of others and the weakening of personal relationships. For example, psychological sexual and social effects have been reported in women after a mastectomy. They felt less attractive, less desirable and had less sexual satisfaction after their surgery [50,51]. Poor body image can also affect motivation and reduce feelings of competence, status and power. In addition, depression and suicidal attitudes have been noted [52,53]. Although there are differences between the circumstances and age at the time of loss, the feeling that an important part of the body is missing is common to mastectomy and circumcision (for some men). The feeling of ‘not being a whole man’ can be especially distressing.

    An aspect of self can be identified with a particular body part, as masculinity is typically identified with the penis. When that part is wounded there is often a corresponding psychological wound to the self and a loss of self-esteem. How much of a connection there might be between low male self-esteem is uncertain. Low self-esteem often induces feelings of shame and these are projected by attacking the self-esteem of others; shame isolates us from others and from ourselves. A physical loss, like circumcision, can be a source of shame. Such feelings are often mentioned in letters from circumcised men. Because shame remains a secret most circumcised men are unlikely to report their feelings.

    Psychopathology is not always detectable by trained clinicians. The effects of circumcision trauma can be chronic and so deeply embedded that it is very difficult to distinguish them from personality traits or effects resulting from other causes. Furthermore, where circumcision is common, its effects are common and may be interpreted as normal. As with other traumas, the psychopathological outcome may vary, but preliminary reports appear to be consistent with the symptom pattern of post-traumatic stress disorder (PTSD) [21.]

    Examples of PTSD symptoms include recurrent thoughts and dreams about, and avoidance of the topic of circumcision. Emotional numbing and inappropriate anger are potential common long-term effects of circumcision that warrant investigation. Reduced capacity for emotional expression or ‘numbing’ response is a more likely PTSD symptom with increasing time after the traumatic event [54]. Those who have been violated generally have a problem with anger and direct it either inward or outward toward others [46]. Adult symptoms could be considered delayed or chronic psychological effects of circumcision.

    The link between adult circumcision, loss of sensitivity and impotence has been noted in the medical literature [55]. Since infant circumcision also decreases sexual sensitivity [54], it is likely than circumcision is an unrecognized factor in the high rates of impotence in American men and by association, is also detrimental to male psychological health. According to a randomized study of 1290 men aged 40-70 years, 52% reported some degree of impotence, ranging from minimal to complete. This rate varied from ~40% at age 40 to 67% at age 70. (A literature search yielded no comparable European study.) Higher rates of impotence were associated with increased levels of anger and depression. Self-esteem was also lower in impotent men [57,58]. The psychological response to impotence would compound any pre-existing psychological symptoms that have already been discussed.

    The motivation to circumcise

    Although research shows harmful effects of circumcision, and there is much that is not known about the long-term sequelae, it is difficult for advocates of circumcision to change because of powerful psychological factors. The behavioural re-enactment of the trauma is a compulsion for some trauma victims. [46]. Circumcision of infants may be regarded as an example of re-enacting the trauma of one’s own circumcision. A survey of randomly selected primary care physicians showed that circumcision was more often supported by doctors who were older, male and circumcised.

    People want coherence and consistency in their beliefs and experience. If inconsistency occurs, called cognitive dissonance, beliefs tend to be aligned to fit experience [60]. Choosing to circumcise is a serious choice. After such a choice is made, people tend to appreciate the chosen alternative and depreciate the rejected alternative [61]. As a result, beliefs are adopted to conform with experience and support the decision to circumcise. An example of these beliefs, as mentioned earlier is that newborn infants do not feel pain. Another common mistaken belief is that the prepuce has not useful purpose; one advocate of circumcision stated, ‘I believe that the prepuce is a mistake of nature’ [62].

    Inconsistency can be reconciled by denial, limiting experience; i.e. only information that fits the beliefs is perceived and accepted. If they strongly support circumcision, some physicians simply dismiss new information that conflicts with their view [63]. Although many studies show the extreme pain of circumcision, physicians who circumcise may ignore this information. The tendency to avoid new information increases when the discrepancy between beliefs and experience increases [64]. (Even after learning something new, people remember better the information that supports established beliefs rather than conflicting information [65].) Avoidance may lead to rigidity of thinking and dependence on dogma to counteract and subdue doubt.

    Parents are solicited by hospital personnel to make a decision about circumcision, implying that it is an approved practice. Circumcision is the only surgery that is decided by lay people. Those parents who agree to circumcision for their newborn son are typically unaware of important information and may not understand what circumcision is. They fail to appreciate that circumcision is surgery. In one study, half of the mothers questioned did not know if the father of their child was circumcised [66]. In another study, 34% of men incorrectly identified their own circumcision status [67].

    Physicians say they circumcise because parents request it; parents choose it because doctors do it. [63]. Communication between the physician and parents about circumcision is often insufficient for informed consent, largely because of emotional discomfort with the subject. Almost half the time there is no discussion between the physician and the mother about the medical aspects of circumcision [68]. If there is a discussion it may include incorrect tacit assumptions by physician and parent about what the other really wants or means [63]. These assumptions tend to lean toward the decision to circumcise. The parents’ lack of expertise leads them to defer to the physician’s supposed knowledge, thus contributing to communication deficiencies and a decision to circumcise. Although physicians do not require that parents choose circumcision, and parents believe that they are freely making their choice, physicians exercise control over the parents’ decision by controlling in formation and sometimes making a recommendation. [63,69].

    A national study of 400 American paediatricians and obstetricians indicated that two-thirds of physicians took a neutral position on circumcision when advising parents [70]. A so-called neutral or balanced presentation of circumcision to parents is preferred by physicians and childbirth educators so that they will not be accused of ‘bias’ , but it does not provide accurate and complete information to those who are asked to make the decision [21]. It appears that few involved in the decision to circumcise are aware that the pain is severe and that circumcision may have a long-term effect on sexual experience and functioning. Furthermore myths about social acceptance die hard.

    The importance of conformity in the decision to circumcise is illustrated by a survey of parents of 124 newborn males born at an American hospital. The results showed that for parents making the decision, social concerns outweighed medical concerns. Parents’ reasons for circumcising were based mainly on an interest that the baby ‘look like’ his father, brothers and friends. (Because of the large variation in appearance in circumcised boys, circumcision should be discouraged for cosmetic reasons [71].) Only 23% of the intact fathers had circumcised sons. In contrast, 90% of the circumcised fathers had circumcised sons. The authors concluded that the decision to circumcise ‘is more an emotional decision than a rational decision’ and has a strong base in social and cultural issues [72].

    Social concerns were also a major consideration among parents making the decision about circumcision in a study an another American hospital. A group of parents were given special information about circumcision, based on the 1975 report of the American Academy of Pediatrics Ad Hoc Task Force on Circumcision which concluded that circumcision is not medically necessary [73]. (there was no information on significant harm caused by circumcision). A control group in the study was given no information on circumcision. The circumcision rates of the two groups were not statistically different. Parents found social reasons alone sufficient to choose circumcision. The researchers concluded, ‘Circumcision is a custom in our society; to change the attitude toward it is not an easy task’ [74].

    The assumption, mostly on the part of circumcised men, that a boy would want to be circumcised if his father is circumcised, is not supported by any published evidence. This idea may be part of a psychological defence mechanism called projection, the process of attributing feelings to others that belong to oneself. It is the circumcised father who may have some psychological issues if he looks different from his son. The fear of confronting these issues in themselves could motivate circumcised men to cling to the myth that intact sons will have such issues. Furthermore, when the first generation of American boys was circumcised, they looked different from their intact fathers. This myth was not prevalent then because intact men generally had no repressed feelings about how their penis looked.

    Pertinent information leads to the following inferences regarding the decision to circumcise for social or ‘matching’ reasons:

    A circumcised boy who matches others may nevertheless have negative feelings about being circumcised. These feelings can last for a lifetime [21].
    It is not possible to predict before circumcision how a boy will feel about it later.
    Even though intact men are in the minority in the USA, there is no evidence that many of them are dissatisfied with being intact.
    An intact male who is unhappy about it can choose to be circumcised, but this is rarely done. The estimated rate of adult circumcision in the USA is 3 in 1000 [75].
    An intact male who is unhappy about his status may feel different after learning more about circumcision and the important functions of the foreskin.
    The social factor is much less of an issue for boys born in the USA today because of the lower circumcision rate (60% nationally, under 40% in some states [76])

    Because it commonly affects behaviour, social science researchers have extensively investigated the issue of conformity and have verified what is suspected here; group pressure can lead people to abandon their judgement and conform. In a well known study, 80% of subjects conformed to the false consensus of a group, even though that consensus was contradicted by visual evidence [77]. Conforming to group practice has also been shown to be more likely when the group is large [78]. Furthermore, when the situation is ambiguous, people are especially influenced by the group, and the greater the ambiguity, the greater the influence of the groups on the judgement of individual members [79-81]. The need for social approval drives our tendency to conform. Until the environment of conflicting information and general support for the practice changes, conformity will continue to be a strong factor in circumcision decisions by parents.

    Religious circumcision

    There are no empirical studies on the psychological aspects of religious circumcision. The following information is based on communications to the CRC and limited related literature. Jewish circumcision is associated with the Torah account (Gen. 17:6-14) where God commanded Abraham and his male descendants to be circumcised. Because the Jewish practice precedes its documentation in the Torah by over a thousand years [82,83], the divine commandment for circumcision may have been a way to relieve the parents of any sense of responsibility or guilt. The real origin of Jewish circumcision is a matter of speculation. Muslim circumcision is not mentioned in the Koran, and Muslim scholars debate its religious basis [84].

    Since many Muslims and Jews either do not know or do not necessarily accept religious beliefs associated with circumcision (e.g. only 13% of American Jews believe the Torah is the actual word of God [85]), cultural beliefs have been adopted to replace religious beliefs associated with circumcision and defend the practice. For example, Muslims and Jews reinforce circumcision by believing that all members of the group practice it. With this belief, Jews and Muslims put themselves under pressure to comply with social expectations to circumcise. Having an ally helps people to resist conformity [86], but those in religious groups who question circumcision believe that they are alone and have no choice. A conspiracy of silence serves to suppress questioning. (An editorial in a Jewish newspaper claimed that circumcision ‘is not subject to debate’ [87].) In effect, religious circumcision is not necessarily chosen out of religious belief, but is often done out of fear of rejection if it is not performed. (The fear of rejection may be more of a threat than a reality. Jewish parents of intact sons who have contacted the CRC report that it has not been a problem for them or their sons.)

    Another cultural belief related to Jewish circumcision is that it ensures the survival of the Jewish people. This contention is especially compelling and may be used because of the Jews’ long history of having to fight to survive. In fact the biggest threat to Jewish survival today is assimilation, and there is no evidence that circumcision prevents or slows it. According to a survey of American Jews, more than half of all Jews who marry choose a non-Jewish spouse [85].

    Associated with the desire for survival is the idea of identity. Many Jews believe that males must be circumcised to be Jewish; this is not correct. As stated in the Encyclopedia Judaica, ‘Any child born of a Jewish mother is a Jew, whether circumcised or not’ [88]. Because a rational explanation is often sought for behaviour, Jews and Muslims may also use claims of medical benefits to provide reassurance about the advisability of circumcision [15,84].

    Religious groups have virtually no awareness of the harm caused by circumcision. Rabbi and mohel (ritual circumciser) Ronald Weiss comments on the degree of pain: ‘It’s essentially as painless as you going to the barbershop to get your hair cut’ [89]. Expert mohel Romi Cohn, who has carried out thousands of circumcisions over 17 years, agrees that the procedure is ‘absolutely painless, for Jewish law is careful not to cause trauma to the child’ [90]. Muslim children may remember the pain of circumcision if it is performed later in childhood, but there is a strong taboo against one complaining about it. Muslim and Jewish writing on circumcision has defended the practice by claiming that the resulting reduced sexual sensitivity is a benefit. [84,92,92].

    Progress is being made among Jews; articles questioning circumcision have been published in the Jewish press, and more Jews are choosing not to circumcise their sons [93-95]. The CRC has records of hundreds of Jews in the USA, Europe, South America and Israel who either have not circumcised or would not circumcise a son. In Israel there is an organization that publicly opposes circumcision [96].

    Cultural values and science

    Among physicians, support for circumcision has been based on supposed ‘rational’ factors, but as psychiatrist Wilhelm Reich wrote, ‘Intellectual activity has often a structure and direction that it impresses one as an extremely clever apparatus precisely for the avoidance of facts, as an activity which distracts from reality’ [97]. This appears to have been the case in those advocating circumcision. Science has been adopted as the great arbiter between fact and fiction. This systematic approach to evaluating experience is of value, especially as research has shown that a surprising number of adults do not reason logically [98]. The scientific method is designed to help protect the scientific community and the public against flawed reasoning, but it is the flawed reasoning of supposedly reputable scientific studies that has contributed to the confusion on the circumcision issue.

    One reason that flawed studies are published is that science is affected by cultural values. A principal method of preserving cultural values is to disguise them as truths that are based on scientific research. This ‘research’ can then be used to support questionable and harmful cultural values such as circumcision. This explains the claimed medical ‘benefits’ of circumcision.

    Conclusion

    There is strong evidence that circumcision is overwhelmingly painful and traumatic. Behavioural changes in circumcised infants have been observed 6 months after the circumcision. The physical and sexual loss resulting from circumcision is gaining recognition, and some men have strong feelings of dissatisfaction about being circumcised.

    The potential negative impact of circumcision on the mother-child relationship is evident from some mothers’ distressed responses and from the infants’ behavioural changes. The disrupted mother-infant bond has far-reaching developmental implications [99-104] and may be one of the most adverse impacts of circumcision.

    Long-term psychological effects associated with circumcision can be difficult to establish because the consequences of early trauma are only rarely, and under special circumstances, recognizable to the person who experienced the trauma. However, lack of awareness does not necessarily mean that there has been no impact on thinking, feeling, attitude, behaviour and functioning, which are often closely connected. In this way, an early trauma can alter a whole life, whether or not the trauma is consciously remembered.

    Defending circumcision requires minimizing or dismissing the harm and producing overstated medical claims about protection from future harm. The ongoing denial requires the acceptance of false beliefs and misunderstandings of facts. These psychological factors affect professionals, members of religious groups and parents involved in the practice. Cultural conformity is a major force perpetuating non-religious circumcision, and to a greater degree, religious circumcision. The avoidance of guilt and the reluctance to acknowledge the mistake and all that that implies help to explain the tenacity with which the practice is defended.

    Whatever affects us psychologically also affects us socially. If a trauma is acted out on the next generation, it can alter countless generations until it is recognized and stopped. The potential social consequences of circumcision are profound [21]. There has been no study of these issues perhaps because they are too disturbing to those in societies that do circumcise and of little interest in societies that do not. Close psychological and social examination could threaten personal, cultural and religious beliefs of circumcising societies. Consequently, circumcision has become a political issue in which the feelings of infants are unappreciated and secondary to the feelings of adults, who are emotionally invested in the practice.

    Awareness about circumcision is changing, and investigation of the psychological and social effects of circumcision opens a valuable new area of inquiry. Researchers are encouraged to include circumcision status as part of the data to be collected for other studies and to explore a range of potential research topics [21]. Examples of unexplored areas include testing male infants, older children and adults for changes in feelings attitudes and behaviours (especially antisocial behaviour); physiological, neurological and neurochemical differences; and sexual and emotional functioning.

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    Author

    R. Goldman, Ph.D, Psychologist, Executive Director,
    Circumcision Resource Center, PO Box 232, Boston,
    Massachusetts 02133 USA
    http://www.circumcision.org/
    crc@circumcision.org
    Citation:

    Goldman R. The psychological impact of circumcision. BJU Int 1999;83 Suppl. 1:93-103.

    (File revised 12 April 2011)

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    http://www.cirp.org/library/psych/goldman1/

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  16. Moi, en tout cas, je suis Malgache, et quoi que dise ma famille, je ne ferai jamais circoncire mon fils, ici ou ailleurs!! C’est un choix que j’assume entierement…J’ai connu deux malgaches qui ne l’etaient pas en secondaire, mais …honneteemnt, il n’etait pas victime de quoi que ce soit!! Pour moi, circoncire, c’est faire souffrir, et franchement, ça non!!! c’est une operation inutile…totalement inutile et inhumaine!! (tsy misy ilana azy). Ce qu’en pensent les autres, je m’en moque entierement…c’est aussi simple que ca!!

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  17. Bonjour,
    Je suis tombée sur votre post après m’être moi-même posée la question « pourquoi les malgaches font-ils circoncire les garçons ? » Je constate que les réponses sont déjà costaudes, et que le post date d’il y a plus d’un an.
    A mon humble avis, s’il s’agit juste d’une obscure tradition, ou s’il s’agit de faire « comme les autres », c’est… triste ! Douloureux et triste. Et inutile.
    (Lasa ohatran’ny hoe, inona re, « manambadia amin’izay indry fa efa lehibe (mihoatra ny 21 taona io, ouh la honte) « .
    S’il y a vraiment un risque sanitaire avéré, par exemple dans les parties les plus reculées et les plus chaudes de l’île, ma foi, on devrait pouvoir garantir aux concernés une opération indolore et sans risque supplémentaire : est-ce possible ? Et est-il possible de faire un comparatif de chiffres avec des cas de maladies dus à la non-ciconcision ? Pour attester les « bienfaits » sanitaires de cette opération ? Merci d’avance.
    Perso, je suis avec un homme non circoncis : pas de soucis. Il ne veut pas qu’on circoncise notre fils : pas de soucis. Si la famille crie aux fous : pas de soucis !
    Bien à vous.

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    • non la non circoncision n’est pas du tout dangereux pour la santé. Des millions d’hommes vivent très bien sans être circoncis, donc je ne pense pas que ça soit utile de faire une étude comparative sur la question.

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  18. Bonjour, je suis tombé un peu par hasard sur cet article et les commentaires qui ont suivi. Ils auront duré une année, du 26/07/2012 au 25/08/2013. J’espère que dans ce laps de temps chacun-chacune aura trouvé la solution qui lui correspond le mieux, et surtout, si circoncision il y a eu, qu’elle se soit déroulée dans les meilleures conditions.
    Je tiens à assurer Soahary de toute ma sympathie pour sa sincérité et son questionnement aussi. Elle m’a convaincu que douter de quelque chose est salutaire. Je n’en dirai pas autant du monsieur « disciple » de Freud. Lui, il semble plein de certitudes, comme une citadelle imprenable.
    Je suis un vazaa d’origine espagnole, marié depuis 40 ans à une Betsimisaraka. Nous avons eu 5 enfants dont 3 garçons. Deux d’entre-eux ont été circoncis à Mada à l’âge de 6 et 4 ans. Moi aussi j’ai été circoncis en même temps qu’eux et j’avais 31 ans. Pendant quelques jours ils ont porté le malabary, et moi juste un lamba autour des reins. Tout s’est bien passé, c’était dans un dispensaire de Toamasina. Plus tard, notre 3ème garçon a été circoncis, mais à la maternité en France. On est tous content de l’avoir fait et ils nous remercient à présent qu’ils sont grands. Deux d’entre eux sont pères de garçons. Vont-ils le faire pour leur enfant? J’en sais rien, mais ils en parlent… Au revoir, portez vous bien.

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    • Bonjour, je suis moi aussi tombé par hasard sur cet article en faisant des recherches sur les raisons de la circoncision à madagascar; étant français d’origine malgache (né en france,mes deux parents sont nés a madagascar) je me pose la question de l’origine de cette coutume.

      Je sais que le post est déja ancien, mais j’aimerais quand meme donner mon avis sur le sujet.

      N’ayant pas grandi à madagascar, mon point de vue sera sans doute différent d’une personne qui été elevé la bas, mais
      la circoncision en dehors de raisons médicales, je ne peux pas me dire que c’est une bonne chose.

      il y’a pas mal de risques déja par rapport a l’opération en elle meme, si il est pratiquée de manière traditionnelle, risque d’infection, de complication ect…

      Ensuite sur le principe, la circoncision n’est quand meme pas begigne et meme si elle est pratiquée en tant que coutume, je pense qu’on devrait pouvoir remettre en question cette pratique. Certes le contexte n’est pas tout a fait le meme, mais par exemple aux états-unis la circoncision était auparavant pratiquée quasiment systématiquement a la naissance (j’ai pu lire qu’a certaines époques le taux de circoncision avoisinait les 90%); pourtant actuellement la pratique connait un recul certain grace aux nombreuses informations qu’on peut trouver sur internet et les discussions à son sujet (pour la plupart en anglais) .

      Le plus gros problème c’est qu’en fait on enlève une partie sans qu’il n’en ai besoin, et en plus au niveau du sexe…on évite en maximum d’en parler (et je ne vais pas non plus m’etendre la dessus parce que d’autres pourront surement en parler beaucoup mieux que moi) mais le fait de supprimer le prépuce à pas mal de désavantages au niveau du ressenti sexuel, on pourrait se dire c’est du bon sens (ou en douter) mais cela a été confirmé par un certain nombre d’etudes scientifiques (qui ont étés très critiquées justement pour cette raison) et quand est circoncis en étant enfant on ne peut pas constater la différence…

      les arguments pour l’hygiène souvent, c’est ce qu’on se dit parce qu’on sait qu’on « doit le faire » , alors on essaie de trouver une raison qui semble valable pour se rassurer, au fond c’est humain et meme si je ne suis pas d’accord je peux comprendre. Pourtant en réalité ça n’est pas spécialement plus hygiènique puisque que la majorité des hommes sur la planète ne sont pas circoncis et cela n’entraine aucun problème de santé particulier…

      Pourquoi est-ce qu’il ne serait pas possible de modifier ce rituel, en vue de conserver la symbolique de cette coutume sans porter atteinte à l’intégrité du corps humain? J’avoue que ça me dérange beaucoup qu’on continue à perpétuer cette pratique sans que finalement on puisse s’interroger sur les problèmes qu’elle pose…

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  19. En tout cas je félicite l’auteur(e) 😀 du post pour son honnêteté et son ouverture d’esprit, mais que le « poids de la tradition » ait pesé trop lourd au final… c’est triste… c’est le problème de tout les conditionnements culturels et de sociétés, ou finalement l’etre humain finit par ne plus avoir sa propre liberté…

    Mais j’espère qu’ en osant s’exprimer sur le sujet et questionner, on pourra je l’espère un jour faire avancer les choses a ce sujet, et peut etre arriver à modifier les mentalitées…

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  20. Mon post va être cru, et surement choquer mais la circoncision est une merde infame qui ne devrait meme pas exister. Je suis choqué de voir qu’elle soit pratiquée dans plusieurs endroit dans le monde sans qu’elle soit critiquée, alors qu’en dehors des raisons religieuses les arguments sont souvent les memes que ce que certaines femmes peuvent subir dans certains pays… et qui peuvent etre dénominées sous le terme MGF (mutilations génitales feminines): ce terme est plus précis dans une certaine mesure qu’utiliser le terme « excision » (meme si techniquement la circoncision est aussi une excision vu qu’exciser veut simplement dire couper) parce qu’en fait il y’a plusieurs degrés d’atteinte qui sont possibles.

    Par exemple en indonésie on pratique la circoncision feminine (sans ablation du clitoris) a des propotions extrèmement elevées. Dans certains autres pays d’afrique il y’a aussi ces pratiques sous des formes plus ou moins sévères. Et dans ces pays qui les pratiquent je suis supris de voir que les pressions sociales exercées soient quasiment les memes: j’ai pu lire un exemple au soudan, ou apparement les femmes n’ayant rien subi sont considérées comme impures, indésirables et considérées comme des petites filles (j’avais lu que le fait qu’elles subissent un rituel symbolisait qu’ellles passaient a un statut de vrai femme)… je pense que les coutumes qui nuisent aux individus en les blessant et les faisant souffir sont souvent des coutumes anciennes dont la raison intiale se perd mais qui continuent a etre perpétuées en prenant d’autre formes et parfois en étant justifiées d’une autre façon: je pense notament à certains pays comme les Etats-unis, ou la circoncision est apparrue sous l’influence de l’angleterre victorienne de la fin du 19eme siècle, qui voulait se servir de cette pratique pour empecher la masturbation…plus tard l’argument est devenu hygiènique, et de nos jours est apparu l’argument prévention contre le hvi …

    Les organisations internationales condamnent les MGF mais ne le font pas pour la circoncision masculine, pour plusieurs raisons, il me semble déja du fait qu’elle est pratiquée dans un grand nombre de pays pour des raisons religieuses , et d’autres raisons dont l’une pourrait etre éque la premiere puissance economique mondiale, les états-unis soit le seul pays developpé qui la pratique toujours de manière significative en invoquant l’hygière alors que les raisons sont en réalité devenues principalement culturelles. Tant qu’il y aura un deux poids deux mesures a ce niveau, le changement sera difficile, malgré la mondialisation et l’accès a l’information de plus en plus facile par le biais d’internet (qui n’est malheuresement pas accessible aussi facilement partout). En tout cas si il s’agit de raisons rituelles comme a madagascar un changement doit etre possible, je l’espère, en tout cas il devrait etre potentiellement beaucoup plus simple qu’au niveau de la religion; mais pour cela il faudrait des campagnes d’information et une action au niveau international qui dans l’etat actuel des choses semble difficile.

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  21. Bonjour tlm,

    En premier lieu, je suis Malgache de pere et mere, donc a 100%. Je sui circoncis mais ayant lu et relu differentes opinions et inconvenients de la circoncision (plaisir réduit), et pensant que ce serait injuste pour moi de decider a la place de mon fils et de le priver de son droit de choisir (éventuellement) plus tard, j’ai décidé de NE PAS circoncire mon fils, et ce , malgre le fait que ma propre mere, mes beau-parents soient contre. Pour moi, j’ai ete clair…ce n’est pas votre fils, c’est le MIEN!! Pour ce qui est de la pression…bref, je n’en ai aps grand chose a faire de ce qu’en pensent les autres parce que pour moi, je n’aime pas faire les chose parce que les autres le font; j’estime avoir le droit de décider de ce que je veux pour mon fils! Rien…absolument rien, ni personne ne me fera changer d’avis…quant au vestiaire et aux moqueires…bof…au pire, on partira a l’etranger…ca fait longtemps que j’en reve de toutes les manières, donc…ce sera un belle occasion de se tirer d’ici aussi, non? A quoi ca sert de rester dans un pays qui ne veut rester obscurantiste?

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